
Chaque nouveau jeu Square Enix est l'objet d'un coup médiatique sans précédent, surtout sur une console de salon. Le studio nous offre quelques unes des plus belles créations du jeux vidéos. Sur consoles portables, l'heure est aux remakes, sur DS avec
Final Fantasy III et IV, et sur GBA aupravant, avec les premiers épisodes de la série. Square Enix nous offre pourtant aujourd'hui un jeu inédit, suite du dernier épisode de la lignée principale,
Final Fantasy XII. On allume la DS, on regarde la superbe cinématique et on admire la jouabilité du jeu, mais, bien vite, de nombreux défauts se font sentir...
Version testée :
Je vais vous raconter un peu le début de l'histoire : Vaan, avec l'aide de Balthier, à trouvé une bien étrange pierre. Elle semble provenir de Lémurée, le continent flottant au dessus d'Ivalice. A l'aide d'un vaisseau volé, il s'embarque pour cette terre inconnue et découvre les pouvoirs de la pierre : elle permet d'invoquer des éons grâce aux portails d'invocation, sortes de portes reliées à un autre monde. Il devra faire face au juge ailé, qui veut détruire les déilites et ainsi détruire l'équilibre du continent. Voilà pour la trame scénaristique, qui s'étoffera par la suite avec des retournements de situations. De nombreux personnages de Final Fantasy XII sont présents : Penelo, Kytes, Fran… ainsi que des musiques de la version PS2 (de mois bonne qualité bien sûr).
Final Fantasy XII est le premier RTS de la série : on déplace ses troupes sur le champs de bataille pour détruire celles des adversaires. L'aspect tactique est malheureusement assez limité. Il suffit généralement d'invoquer les bonnes créatures pour obtenir la victoire, foncer dans le tas est généralement la technique qui paye le mieux. Le jeux est donc assez facile même si certaines missions sont particulièrement corsées. Il y a 3 modes de jeux : histoire (batailles suivant le scénario), missions (comme récolter tel matériau, données par Tomaj) et bataille libre (contre des monstres ou des pirates). Mais le but est souvent le même : exterminer tous les ennemis. Certaines missions nous proposent de trouver un tel matériau pour Tomaj. Le mode quête est un peu plus étoffé : tuer un leader particulier ou trouver un certain personnage. Enfin "trouver" n'est pas le mot juste, étant donné que l'on peut voir dès le début toute la carte et donc la position du personnage. Finir le jeu à 100% sera tout de même assez long (entre 25 et 30 heures), mais cela demeure malheureusement assez répétitif.
Le jeu se joue presque exclusivement au stylet. On trace un carré sur l'écran pour sélectionner les troupes, on clique sur un ennemi pour l'attaquer... La croix directionnelle sert à déplacer la caméra (qu'on ne peut pas tourner), le bouton A sert à jongler entre les différents portails et le bouton X à sélectionner toutes ses troupes. Ce dernier est très utile dans la mesure où balancer toutes ses troupes contre un groupe d'ennemi est bien souvent la technique la plus efficace. La jouabilité est donc plutôt excellente même si on a parfois des problèmes : dans le feu de l'action, il est difficile de sélectionner l'unité que l'on veut car il y a trop d'ennemis.
On retrouve le système de gambit, mais il a perdu beaucoup de son charme (il était presque indispensable sur PS2). On ne peut ainsi automatiser qu'une seule attaque, et dans le feu de l'action, on a rarement le temps de faire des techniques par soi-même. Il y a, si je ne me trompe pas, 7 ou 8 techniques par personnages : double attaque, soin, triple tir... Mais comment toutes les utiliser en pleine bataille quand il faut contrôler plusieurs personnages, plus les éons ? Les gambits devraient être là pour ça, mais, comme je l'ai dit, une seule technique peut être automatisée : des techniques pour booster la vitesse ou la force seront donc mises de côté. Chaque personnage débloquera également au fil du scénario une technique de myste (tirés de Final Fantasy XII). Mais, si on s'attendait à des attaques de qualité graphique époustouflante, les pixels des personnages sont gros comme des camions, alors que les effets sont plutôt jolis (flamme, lumière scintillante...). De plus, ces attaques sont très inégales : celle de Vaan explose tous les ennemis dans une large zone, celle de Filo les frappera de cécité : mouais... De plus, les personnages attaquant au corps à corps se rechargeront beaucoup plus vite. On peut ainsi utiliser la technique de Vaan 2, 3 ou 4 fois par bataille, mais il est difficile d'effectuer celle de Filo une fois.
On retrouve également les races du volet PS2, mogs, vangaas (normal c'est le même monde) … ainsi qu'une toute nouvelle race, les aegyls, hommes volants habitant Lémurée. Les invocations sont nombreuses (du chocobo à Ultima) et on est heureux de voir que des invocations comme Ifrit, absentes du volet sur playstation (elles avaient donné leur nom à des vaisseaux) sont de retour. Ces invocations sont triés en 5 catégories : terre, feu, eau, foudre et normal et en trois niveaux : I, II et III. Elles sont débloquables de deux manières : avec le cercle des pactes, qui, grâce aux auralithes, nous permet de débloquer progressivement des créatures de plus en plus puissantes. A la manière des permis sur PS2, quand on "achète" un éon, un ou plusieurs autres se débloquent. Les jeux d'éons (sortes de deck) sont personnalisables bien sûr et on peut invoquer jusqu'à 5 créatures différentes par bataille (Une de niveau III, 2 de niveau II et 2 de niveau I).
La liberté offerte par le soft est assez grande : entre chaque bataille, on peut se déplacer sur la carte de Lémurée à notre guise et décider de suivre ou non le scénario. Si une mission nous paraît trop difficile on peut ainsi xper. Les cartes sont jalonnées de trésors et de matériaux qui serviront à fabriquer des armes dans le hall du vaisseau. Pour ce faire, on choisira des matériaux de qualité médiocre, moyenne ou supérieure puis on répondra à un petit quiz posé par l'artisan. Le choix des matériaux et les réponses auront une incidence sur la qualité de l'arme. Deux épées de feu ne seront ainsi pas le mêmes. Ce système devrait nous inciter à fabriquer plusieurs armes de chaque type mais là encore, il y a un défaut : chaque personnage ne peut porter qu'un type d'arme (épée pour Vaan, bâton pour Penelo...). Pourquoi alors faire deux épées de feu si un seul personnage peut la porter ? On se rappelera que dans Final Fantasy XII, le système permettait à chaque personnage de porter toutes les armes qu'on voulait. Le hall du vaisseau sera également utile pour acheter des armes auprès de Tomaj ou acheter des matériau. Il est même personnalisable (ex : on débloque une statue d'aigle si on a précédemment débloquer 20 éons).
Un point mitigé : les graphismes. Si les cinématiques qui entrecoupent le scénarios sont de toutes beauté pour la DS, et que les décors sont magnifiques de précision et de couleurs, les personnages sont représentés en 2D. Il ne semble pas y avoir de problèmes à première vue sauf que l'action est parfois zoomée, notamment lors des dialogues, et les pixels sont alors dignes des débuts d'une PS1. Dommage… De plus, le nombres d'éons et de personnages représentés à l'écran est grand, et l'action est donc souvent un peu fouilli.
Même si Final Fantasy XII : Revenant Wings est un jeu sympathique, il est assez décevant après la prouesse de Final Fantasy XII sur PS2. Décevant mais tout de même amusant. Inégal sur le plan des graphismes, et assez répétitif à la longue malgré les nombreux éons à débloquer.
Note Indicative : 14/20
Et comme je te l'ai déjà dit, je trouve que tu ne détailles pas assez ta conclusion.
Encore merci pour l'article, même s'il ne m'a pas donné envie de jouer au jeu, ça fait toujours plaisir!