
La simple évocation du nom de Zelda fait trembler des milliers de joueurs depuis deux décennies. C'est le genre de jeu qui peut valoir à lui seul l’achat d’une console. Apres l’excellent dernier opus sur Wii (Twilight Princess), c’est à ce nouveau jeu qu’incombe la lourde tache de poursuivre l’aventure de Toon Link sur la dernière console portable de Nintendo. Arrivera-t-il à sauver la Princesse Zelda des griffes du mystérieux bateau fantôme ?
Version testée :
Graphismes : On ne change pas des graphismes qui gagnent ! En effet, on retrouve dans cet opus le design très… particulier de The Wind Waker (sorti sur GameCube). Malgré ces graphismes très critiqués par certains fans, cet opus avait obtenu de très bonnes critiques (39/40 pour Famitsu, 20/20 pour jeuxvideo.com).
Et bien cette fois-ci, les graphismes mettront tout le monde d’accord. Il faut l’avouer, ils collent parfaitement à la portable de Nintendo : colorés, presque simplets. Mais attention, « simplets », certes, mais superbes pour la DS ; moins beau que sur la GameCube, bien sûr, mais superbes tout de même. Et puis, n’est-il pas craquant notre héros avec son petit bonnet vert ? Personnellement, je trouve que la mer est un peu moins réussie que le reste, dommage dans la mesure où on se déplacera souvent par bateau… Les petites cinématiques seront souvent très drôles, avec des gamelles et des grimaces de partout.
Gameplay : Nintendo a parfaitement su tirer parti des capacités tactiles de sa machine : c’est simple, vous n’utiliserez aucun bouton. Vous aurez en effet juste à toucher votre écran pour déplacer Link (enfin rappelons que vous pouvez l’appeler comme vous le voulez), en éloignant plus ou moins votre stylet pour le faire marcher ou courir. Vous faites glisser rapidement votre stylet pour frapper, vous touchez un ennemi pour foncer sur lui… simple mais efficace. En bateau, on tracera notre trajet sur une carte marine (à compléter au fur et a mesure) et on abattra les ennemis en leur tirant dessus. Même le micro sera mis a disposition (pour éteindre des bougies notamment).
On utilisera également la carte : on pourra y « fourrer » toutes sortes d’annotations, utiles surtout pour le palais du roi des mers (palais bourré de pièges où l’on reviendra souvent).
En ce qui concerne la progression du jeu, celle-ci suit un schéma qui se répète. Vous traversez diverses villes et autres villages, avec des magasins et autres habitants à aider pour progresser ; mais vous passerez le plus clair de votre temps dans des donjons. Il faudra résoure les nombreuses énigmes qui vous attendent afin de progresser, ceci se faisant par l'utilisation de divers objets.
Chacune de ces armes possède un gameplay particulier. J’ai déjà parlé de l’épée, mais pour le boomerang par exemple, on trace la trajectoire sur la zone de jeu et celui-ci obéit au doigt et a l’œil. On a donc affaire à un gameplay novateur pour un Zelda, avec une mise à profit ingénieuse du stylet pour toute action (y compris pour l'utilisation d'un accessoire). Cette astuce se retrouve enfin lors des affrontements contre les boss, grands maîtres des donjons, témoignant d'une mise en scène réussie. À l'issue de ces combats on obtiendra un coeur supplémentaire, qui s'ajoute à ceux que l'on possède déjà, ce qui constitue une barre de vie évolutive.
Durée de vie : Le GROS défaut du titre. Comptez 15 heures (grand maximum) en voir le bout, bonus compris, en raison notamment de l’extrême facilité du titre.
Seul le donjon du « roi des mers » constituera un challenge pour les adeptes du petit aventurier vert. Ce donjon est en fait la clef de voûte de l’aventure, car il faudra y revenir plusieurs fois au fur et à mesure que l’on débloquera de nouvelles armes. Le temps qui vous est imparti lors de l'exploration est ici limité, et d'invincibles armures habitent les pièces humides de ce donjon.
On appréciera tout de même les nombreux bonus (courses de roulades, labyrinthe, pêche…). On pourra également tenter de récolter des sortes de « gouttes de pouvoir » qui donneront, une fois réunies, des forces particulières à notre héros (épée ou bouclier enflammé, attaque à distance avec l’épée…). Encore une petite remarque, la disparition des fragments de cœurs : on récupèrera désormais des cœurs entiers sur quelques îles, en plus de ceux obtenus contre les boss. Ceci diminue fortement la durée de vie au final.
Son : Les fans de la version GameCube apprécieront de retrouver les musiques de la console de salon, tantôt aventurières, tantôt rigolotes, tantôt gamines : un régal. N’oublions pas que, là encore comme sur The Wind Waker, Link ne parle pas. Mais il crie, notamment lorsque l’on frappe un ennemi. Petit cri qui peut donc finir par agacer... Au niveau des bruitages, c’est bon sans être exceptionnel.
Scénario : Ben c’est du Zelda quoi… Une princesse, un enlèvement, un bateau fantôme… Blague à part, le scénario se situe juste après l’opus GameCube (il se présente en fait comme sa suite). Apres une jolie petite intro qui nous spoilera un peu (beaucoup) le précédent scénario, notre chère princesse/pirate se fait enlever par un mystérieux bateau fantôme. Link ne sait pas qui le contrôle, ou il se trouve, mais armé de son courage, il s’élance à sa suite en compagnie d’une petite fée qui l’a recueilli échoué sur la plage. En avant l’aventure.
Conclusion :
Alors au final, ce nouveau Zelda tient-il ses promesses ? Oui sans doute. Et malgré sa durée de vie ridicule, son gameplay novateur et ses magnifiques graphismes rattrapent ce défaut aisément. Ses quêtes optionnelles pourront certes rallonger sa durée de vie, mais cela reste très insuffisant. Ce manque de consistence est d'ailleurs du a une difficulté presque enfantine. Dommage pour les fans, mais bon, on retrouvera avec plaisir l’humour et le côté décalé, mais en même temps si épique de l’épisode GameCube. À mettre entre toutes les mains.
+ Les graphismes et et le design mignon
+ Un gameplay nouveau
+ Des quêtes optionnelles longues et intéressantes
+ 2 sauvegardes possibles
+ L'originalité des pièges
- La durée de vie
- La difficulté
Note Indicative : 17/20